"Non les braves gens n'aiment pas que, l'on suive une autre route qu'eux."

Un jour, j'irai m'installer sur une île. Je me fabriquerai une petite maison, toute en bois, dans la forêt. Je vivrai avec des gens simples, en harmonie avec leur environnement, loin des pays industrialisés, de la pollution, des cons qui jugent et mettent dans des cases. Il n'y aura pas de noirs, de jaunes, de blancs, de drogués, de riches, de pauvres, de beaux, de moches, d'hippies, de gothiques... Juste des hommes, qui vivent tous ensemble, sans problèmes de religions, de vêtements, de couleurs, de langues... C'est mon rêve. C'est tout ce que je désir. Moins de rage et un peu de Paix. Dîtes moi que tout ça n'est qu'utopie, vous ne serez pas les premiers. Mais l'espoir fait vivre, et c'est mon seul espoir.

One day, i'll go to live in an island. I'll build a little house, just in wood, in the forest. I'll live with simple people, in harmony with their environment, away from industralized countries, pollution, people who juge and put everything in boxes. There will be no black, no yellow, no white, no junkie, no rich, no poor, no pretty, no ugly, no hippie, no gothic... Juste people, who live together, without any problem of religions, clothes, colors, languages... That's my dream. It's all that i want. Less rage and a bit more Peace. Tell me that's utopy, you'll not be the first one. But we all live in hope, and that's my only expectance.

Je suis trop complexe pour moi même. J'ai des grands projets, mais je suis nulle quand il s'agit de gérer le jour après jour, le quotidien. J'ai besoin d'être seule, de me sentir libre quand je ne le suis pas, et quand je le suis, je déteste ça. Je voudrais créer des choses avec des gens, des gens spéciaux, des liens, forts, mais à chaque fois je me souviens "Non, ne t'attaches pas aux gens, les gens trahissent, ne te fie qu'à toi même..." Je voudrais faire des grandes choses, j'ai la rage, je veux me battre, et puis aussi partir loin, où les problèmes je ne les vois pas. Il y a comme deux moi. Je suis indécise en tout, incapable de trouver ce qui est bon pour moi parce que l'accord parfait est impossible. Ca sonne toujours faux, il y a toujours un truc.

I'm too complex for myself. I've got big plans, but i'm very bad when it's time to deal the day after day. I need to be on my own, to feel free when i'm not, and when i am, i hate that. I would like develop things with people, special people, links, strong, but everytime i remember "No, don't become attached to people, people betray, trust yourself and anyone else..." I would like to do big things, i've got rage, i want to fight, but at the same time i want to go very far, where i can't see these problems anymore. There are like two me. I'm indecisive for everything, unable to find what is good for me because the perfect chord is impossible. It doesn't sound good, there is everytime something.

Finalement, ce que je recherche c'est juste le bonheur, comme tout le monde. Je doute souvent. Peut être que ce que je veux n'existe pas. Peut être que ce que je recherche, l'harmonie dans ma tête, et puis autour de moi, peut être que c'est impossible, inconcevable. J'essaye de mettre de côté ces pensées. Se sont de mauvaises pensées. Ca ne donne pas envie de vivre. Alors je cours. Sans me connaître, je cours. Je regarde partout. Le bonheur est-il là? Je cours encore. Peut être trop vite. Quand ça devient flou, on ne voit plus finalement. Du coup, peut être que l'on passe à côté? Tout est flou, tout est trop flou. J'essaye de penser, et de mettre des mots sur ce que je ressens, mais ça ne marche pas. Je crois que j'aime le flou. Le flou c'est comme une grotte. Je me roule en boule, avec mon ours, et tout va bien.

Finally, i'm just looking for happiness, like everybody. I often doubt. Maybe what i want doesn't exist. Maybe what i try to find, the harmony in my head, and around me, maybe it's impossible, inconceivable. I try to stop thinking about that. They are bad tought. They don't make me want to be alive. So i run. Without knowing me, i run. I look everywhere. Is happiness here? I'm still runing. Maybe too fast. When it starts to blur, we can't see anymore finally. So, maybe we are missing something? Everything is blury, everything is too much blury. I try to think, and to put words on how i feel, but it doesn't work. I think i like the blur finaly. The blur is my cave. I curled up with my bear, and everything is alright.

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# Enviado el martes 02 de junio de 2009 20:29

Modificado el viernes 18 de septiembre de 2009 15:06

XTN

Il est là, allongé près de moi, et me regarde. Arrête. De quoi? De me regarder comme ça. T'as qu'à pas être si jolie, je pourrais rester là, à te regarder, pour le reste de ma vie. Je souris, of course. Moi aussi je le regarde. Donc je n'ai pas grand chose à dire finalement. Je m'arrête sur ses yeux bleus. Sont pas comme les yeux bleus des autres. Comment peuvent-ils être si clairs et si sombres à la fois? C'est un clair obscure un peu. Si je les regarde trop longtemps, ça devient un voyage, je veux rester là bas. Je prends un peu de recul, et je tombe sur sa bouche. Sa bouche, ses lèvres, ça fait comme un canapé. J'ose y passer un doigt. Elles sont si pulpeuses, si douces, si bien dessinées. Il sourit. Qu'il a l'air heureux quand il sourit. Ça me fait sourire aussi. Il dit "quoi?" Quoi quoi? Je m'approche et l'embrasse. La technique imparable pour éviter les mots. Mais je me fais avoir à chaque fois. Avec lui c'est pas pareil. Chaque baiser est une caresse. J'en frissonne. Me sens à la fois vulnérable et protégée. C'est comme s'il y avait du poison sur ses lèvres. La pièce se brouille, il me transporte. Encore un voyage. J'ai l'impression que personne ne m'a jamais autant raconté de choses en un baiser. Toutes les émotions qu'il transmet, c'est fou. Nos mains dansent doucement. Se frôlent, s'emmêlent, se parlent. Il a des mains magnifiques. Je remonte le long de son bras, m'attarde sur son épaule et puis effleure les lignes de son cou. Il penche un peu la tête. Et puis frissonne aussi. Il s'approche un peu plus, m'enlace. On voudrait se mélanger. On se sert si fort, comme si on voulait ne faire plus qu'un. On passe des heures entières comme ça. Juste allongés, l'un à côté de l'autre, à se regarder. On ne parle pas vraiment. Pas avec des mots. On pourrait rester comme ça à tout jamais. Il se sent bien, je me sens bien, on se sent bien, on est heureux.

He is here, lie down, and looking at me. Stop it. What? Stop looking at me like that. It's your fault, you are too beautiful, i could stay here, looking at you, for the rest of my life. I'm smiling, of course. Me too i'm looking at him. I can't say anything finally. I stop on his blue eyes. They are not like others blue eyes. How they can be so clear and dark at the same time? Chiaroscuro? If i watch them too much, it becomes a travel, and i want to stay there. I step back, and look his mouth. His mouth, his lips, they are like a sofa. I dare touch them. They are so pulpy, so soft. He smiles. He looks so happy when he is smiling. It makes me smile too. He says "what?" What what? I move nearer and kiss him. The technique to avoid using words. But he wins everytime. With him it's not the same. Each kiss is a caress. I've got goose bumps. I feel vulnerable and protected at the same time. It's like if he had poison on his lips. I can't see anything, i'm traveling again. Nobody told me so many things in a kiss before. He gives so many emotions, it's crazy. Our hands are dancing. Getting tangled, speaking. He's got beautiful hands. I caress his arm, stop on his shoulder, continue slowly in his neck. He moves his head a bit. And he's got goose bumps too. He hugs me. A big hug. We would like to be one. To be mixed. We could spend hours and hours like that. Just lie down, together, looking each other. We don't really speak. Not with words. We could stay like that forever. He feels good, i feel good, we feel good, we are happy.

J'ai tellement de chance. Tellement de chance d'avoir trouvé quelqu'un ne cherchant pas à me changer, m'acceptant, m'aimant, juste comme je suis. Tellement de chance de l'avoir dans ma vie.
Je ne veux pas te quitter.

I'm so lucky. So lucky to found someone who don't try to make me change, accepting and linking me just as i am. So lucky to have him in my life.
I don't wanna leave you.


[( ☼ My poupidou in Cambridge... ☼ )]

XTN

# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 20:52

Modificado el domingo 21 de junio de 2009 18:35

"Only when the last tree has died and the last river has been poisoned and the last fish has been caught will we realise that we can not eat money."


Le monde me dégoutte. Comment faites vous pour vivre normallement, sans penser à tous ces problèmes, toutes ces injustices, toute cette merde? Comment faites vous pour fermer les yeux? Pourquoi moi je n'y arrive pas? Pourquoi ça revient toujours? Pourquoi je fonds en larmes à chaque fois que je pense à tous ces gamins qui meurt de faim à l'autre bout de la planète, à tous ces gens qui dorment dans la rue? Pourquoi ça me touche autant? Pourquoi ça me rend malade, me fout la gerbe?

Je dis "vous", mais je ne suis pas mieux. Parfois j'oublie aussi. Je ne regarde pas la télé. Je ne veux pas savoir. Je préfère faire l'autruche, fermer les yeux. C'est plus facile n'est ce pas? Je vie dans mon monde, tout beau tout coloré. Je fume, je ris, je vis. Et je me dis que tout va bien. Je positive, je planifie. Je rêve de plein de belles choses, de voyages, d'avenir. Moi, moi, moi en fait.

Mais ça revient. A chaque fois ça revient. Et ça me tue. Je voudrais crever. Je ne veux pas voir. Mais la vérité me rattrape toujours. Ils nous disent de parrainer un enfant, de donner cinq euros par mois à telle ou telle association, de signer des pétitions... Mais ça sert à rien tout ça. - Sauf peut être te donner bonne conscience? - Il est où le changement? Depuis que t'as fait ça, tu as vu du nouveau? Si je rêve un peu, je voudrais foutre un coup de pied dans la fourmilière, hurler, tout casser, cracher cette rage qui me fait suffoquer. Si je rêve plus loin, vraiment, je voudrais changer les choses, radicalement. Je voudrais faire quelque chose. Quelque chose de vrai, de grand, de positif. Je voudrais qu'on se souvienne de moi. Je ne peux pas croire qu'on soit sur Terre sans raison. Je me pose la même question depuis des années maintenant : Qu'est ce que je fous là? C'est quoi mon rôle? Je ne peux pas croire qu'il se s'agisse que de hasard. La vie doit avoir plus de valeur que ça. Je ne peux pas croire qu'on ne naisse que pour mourir. Ça peut paraître prétentieux, arrogant, ambitieux, mais je ne peux pas n'être là que pour vivre MA vie. Il doit y avoir quelque chose à faire. Je dois avoir un rôle à jouer.

A la fois j'aimerais être comme vous. Vivre simplement, sans penser à tout ça. Et à la fois je ne peux me résigner à ça. C'est pas moi. Je ne veux pas devenir comme ça. Pourquoi devrait-on tous suivre le même chemin? Pourquoi notre société nous impose-t-elle un mode de vie? Pourquoi les gens cherchent toujours à me changer? A me mettre des bâtons dans les roues? Pourquoi on ne m'accepte pas comme je suis? Pourquoi personne ne se rend compte, pourquoi personne ne veut m'aider?
Les gens me disent, que je finirais par devenir "normale", que je suis qu'une pauvre hippie, mais que je vais grandir, et que tout rentrera dans l'ordre. Vous ne comprenez pas? Vous ne comprenez pas que je ne suis PAS comme ça? PAS comme vous? J'avoue, parfois vous me faîtes douter. Je me dis "Merde, c'est beau la jeunesse, mais je finirai comme eux..." (Comme dans la chanson de Mr Roux, Petit Rasta...) C'est tellement plus simple de finir comme vous. Et tellement dur de vouloir être comme je veux être.

Hier encore on en parlait, Lui et moi. On refaisait le monde, comme ça arrive aux gens pas trop trop cons. Le problème quand je commence, c'est que je ne m'arrête plus. J'ai parlé, parlé, parlé. Et puis ressentie une douleur de plus en plus pointue dans mon ventre. La gerbe. Rien que de penser à votre putain de monde, j'en ai la gerbe. J'arrivais plus à respirer. Et j'ai fini par fondre en larmes. Comme maintenant. Il m'a serré dans ses bras, tenté de me consoler, a dit qu'il fallait que je pense à autre chose, que tout irait bien. Tout ira bien pour qui? Pour moi? Oui, probablement. Pour moi tout ira bien. Mais je m'en fous de moi. Je pense aux autres, à tout ceux à qui personne ne pense jamais. Est-ce-que pour eux tout ira bien? Non. Rien ne va bien.

Je vous déteste. Je vous déteste tous.
Aussi, tant pis si vous ne comprenez pas, mais je ne changerais pas pour vous. C'est trop important. Bien trop important.

[( ☼ Envie d'un bête de concert, de Rock'n'Solex, d'un vidage de tête... ☼ )]

# Enviado el domingo 15 de marzo de 2009 17:01

Modificado el domingo 21 de junio de 2009 18:34

Let's go again

Oui let's go again parce que ça manque de raconter de la merde, de cracher des mots qui ne veulent rien dire mais nous font nous sentir mieux. Toutes ces pensées poussées, qui voudrait en parler? On va cracher nos souhaits et puis donner de la voix. J'ai parfois juste envie de poser des mots dans le désordre, sans chercher à comprendre. Je constate juste. J'essaye de penser, même si c'est farfelu, même si ça ne veut rien dire. Je pose juste toutes les idées côtes à côtes, qu'elles soient complémentaires ou contradictoires.

Let's go again, parce que je suis partie. Je pense un peu plus. J'apprends sur moi. Je pensais quitter quelque chose pour something else better. But i can't stay here. Je crois que je ne fuis pas un endroit précis, je fuis la routine, les attaches. Dès que l'ennui me rattrape, je me laisse aller à rêver à de nouveaux horizons, de nouveaux voyages. Je pense à l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, et puis après l'Argentine et le Pérou, et le Maroc et l'Afrique du sud, et toutes les petites îles dispatchées aux quatre coins du monde... Je veux voir tout ça. C'est comme si le voyage était mon oxygène. Je peux faire des pauses, m'arrêter un peu, rester, mais au bout de quelque temps je manque d'air, et j'ai besoin de partir, seule. Aussi, les gens sont tellement riches, tellement tous différents, que je voudrais en rencontrer le plus possible. Il y a tellement de personnes qui peuvent changer nos vies, les enrichir, nous faire comprendre, grandir. Je donne. Bien sûr que je donne. Mais rarement complètement. Je me protège, je me connais. J'ai trop peur de faire mal, encore plus mal, que les gens ne comprennent pas. Et puis comment expliquer? Moi même je ne sais pas d'où me vient cette lubie de devoir être en perpétuel mouvement, en perpétuelle découverte...

J'ai parfois peur de finir seule. Parce que je ne m'arrête jamais, je fonce sans trop penser. Je me dis que le monde est vaste et que si un endroit ne me plait pas il suffit d'aller voir ailleurs. Un lieu peut-il être objectivement mieux qu'un autre? Je ne crois pas. Rien n'est mieux ou moins bien. Tout est juste différent. Les différences m'attirent, éveillent ma curiosité. Je veux découvrir. Tout. M'ouvrir, toujours plus encore. Et finalement se sont surtout les gens que tu rencontres, au hasard des chemins, qui te font rester quelque part plus ou moins longtemps, et non la région ou le pays. Se sont les gens qui te font te sentir bien. Je constate aussi qu'au final, ce qui me manque le plus quand je voyage, c'est la Bretagne. Ma région, la première, l'origine. Serais-je en train de réaliser que je laisse derrière moi des gens que j'aime?

Tout est différent. Ca va devenir une phrase clé dans ma vie je crois. Rien n'est mieux ou moins bien. Tout est différent. Pourquoi vouloir tout mesurer, comparer? On ne peut pas tout comparer. La différence est simple. Elle ne juge pas. Regarde, écoute, enjoy.

# Enviado el miércoles 04 de marzo de 2009 13:26

Modificado el domingo 21 de junio de 2009 18:34